31 décembre, 2006

Ben Kingsley

Acteur britannique d'ascendance indienne né le 31 décembre 1943.
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Voyez Ben Kingsley dans les films suivants, disponibles au Superclub Vidéodan.

Élégie: L'ultime passion 2008
TransSiberian v.f. 2008
Tu me fais mourir 2007
Oliver Twist 2005
Maison de sable et de brume (La) 2003
Sexy Beast v.f. 2000
La liste de Schindler 1993

Christian Vincent

Réalisateur français
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Lycéen en banlieue parisienne dans les années 70, Christian Vincent se consacre davantage au militantisme politique qu'à la cinéphilie. Mais la découverte, à 21 ans, de La Règle du jeu est un choc pour le jeune homme, qui s'oriente alors vers le 7e art. Après des études de sociologie et de cinéma, il intègre l'IDHEC en 1979. Dans ce cadre, il tourne plusieurs courts remarqués, comme Il ne faut jurer de rien (1983) avec, déjà, Fabrice Luchini, avant de devenir assistant monteur sur les derniers films de... Max Pécas. Il travaille également pour les actualités régionales de France 3 Nord-Pas de Calais.

À la fin des années 80, Christian Vincent fait des recherches sur la coquetterie au XVIIIe siècle, et notamment l'usage des mouches, pour les besoins d'un film collectif doit il doit réaliser un sketch. Le projet est abandonné, mais fournira au cinéaste l'argument de son premier long métrage, La Discrète, brillante comédie de caractères avec l'éloquent Fabrice Luchini, acteur rohmérien encore inconnu du grand public. Succès critique et commercial inattendu, le film récolte trois César en 1991, dont celui de la Meilleure première oeuvre, et fait du cinéaste l'un des jeunes auteurs en vue, aux côtés d'Éric Rochant ou Arnaud Desplechin. Vincent enchaîne avec le modeste Beau fixe, marivaudage qui offre à Isabelle Carré et Elsa Zylberstein leur premier grand rôle en 1992.

Tourné dans des conditions plus confortables avec Claude Berri à la production, Isabelle Huppert et Daniel Auteuil au casting, La Séparation, son troisième opus, relate avec délicatesse une rupture amoureuse. En 1997, Je ne vois pas ce qu'on me trouve, avec Jackie Berroyer, témoigne encore du talent de Christian Vincent à croquer le quotidien avec tendresse et humour, mais le cinéaste choisit ensuite de bousculer ses habitudes en signant en 2000 Sauve-moi, chronique sur la misère sociale, tournée à la suite d'un atelier d'écriture mis en place autour de 17 chômeurs. Après cinq ans passés à plancher sur des projets qui n'aboutiront pas, il aborde, sur un ton léger, le thème des familles recomposées dans Les enfants, sa troisième collaboration avec Karin Viard. En 2006, il s'essaie à la comédie sophistiquée façon d'Ernst Lubitsch avec Quatre étoiles, un film en forme de bulle de champagne qui le voit retrouver Isabelle Carré, près de quinze ans après Beau fixe.

Source : www.allocine.fr

Voyez les films de Christian Vincent, disponibles au Superclub Vidéodan.

Les enfants 2005
La discrète 1990

Frédéric Desager

Acteur québécois né à Bruxelles (Belgique).
Sa fiche sur IMDB

Frédéric Desager est né à Bruxelles, en Belgique dans les années 60. Après quatre ans de formation dans un institut avec les grands noms du théâtre belge, Fréderic quitte l'école pour se faire connaître dans le métier. Après quelques années dans son pays et en Europe, il arrive au Québec en 1995.

Il débute avec le théâtre dans la pièce La mégère apprivoisée de William Shakespeare où il incarnera plusieurs rôles. Robert Ménard donnera à Fréderic, un rôle secondaire dans le film La beauté des femmes. Dans Karmina, réalisé par Gabriel Pelletier,il joue un cow-boy et il est la premiére victime de Vlad, incarné par Yves Pelletier. Frédéric aura la chance de se faire connaître lorsqu'il sera finaliste aux prix Génie dans la catégorie Meilleur acteur de soutien en 1997, pour le personnage de Zénon le cyclope, dans La Comtesse de Bâton Rouge mettant en vedette Geneviève Brouillette dans le rôle-titre.

Voyez Frédéric Desager dans les films suivants, disponibles au Superclub Vidéodan.

Marie-Antoinette 2006
Tous les autres sauf moi 2006
Le survenant 2005
Ma vie en cinémascope 2004
Dans l'oeil du chat 2004
Ma voisine danse le ska 2003
Nez rouge 2003
La grande séduction 2003
Jean Duceppe 2002
Un 32 août sur terre 1998
Karmina 1996

Paul Ahmarani

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Diplômé du Conservatoire d'art dramatique de Montréal en 1993, ce comédien aux talents multiples et au charisme certain se partage littéralement entre le théâtre, la télévision, le cinéma et la musique. Encore jeune acteur, Paul Ahmarani détient à ce jour une feuille de route qui déborde déjà de grands rôles de toutes sortes; qu'est-ce à dire en regard de ce qui l'attend? Il a d'abord été artiste de cirque, maître de cérémonie pour être plus précis, pendant quatre ans avec le Cirque du Soleil avant de monter sur les planches et d'enfiler plusieurs premiers rôles.

Il fait ses débuts en 1999 dans Le Génie du crime de Georges F. Walker sous la direction de Denise Guilbault. On le revoit dans la pièce Farce, mise en scène par Jean Asselin avec lequel il retravaille dans la production intitulée La Trappe (2002), et dans Le Mouton et la baleine (2001) sous la gouverne de Wajdi Mouawad. Il tient ensuite le rôle principal du personnage-réalisateur dans Silence II (2002) d'Alexandre Marine et celui de Boiteux dans Au cœur de la rose (2002) de Pierre Perreault. En 2005, il foule la scène du Théâtre du Nouveau Monde et donne vie aux personnages de Caliban et Ariel dans La Tempête de Shakespeare qui est acclamée par la critique.

Il est aussi chanteur, compositeur et musicien dans le groupe Les Nouveaux Mariés qu'il a créé en 2003. Son premier album, produit et distribué par la prestigieuse maison Audiogram, est sorti au printemps 2005. Par la musique, Paul Ahmarani exprime, dans une prose poético-tragique et avec un regard humaniste, lucide et engagé, une critique parfois acerbe, parfois douce-amère de la société, de la politique et de la condition humaine.

La finesse et la justesse de son talent prennent leur véritable mesure au grand écran. Paul Ahmarani n'hésite pas à s'associer à de nouveaux noms en réalisation. Il entame sa carrière en 1998 avec deux films tournés la même année : Le Dernier Souffle de Richard Ciukpa et la comédie dramatique Rats and Rabbits de Lewis Furey. L'année suivante, il travaille avec Philippe Falardeau pour La Moitié gauche du frigo. Son interprétation de Christophe, un jeune ingénieur en jachère profesionnelle, lui permet de décrocher le Jutra du meilleur acteur en 2001 en plus de le révéler au grand public. On le verra plus tard dans Un crabe dans la tête d'André Turpin, de même que dans le court métrage Le Grand Rebranchement, signé Anne-Marie Ngô.

En 2002, il tient la vedette du film aux accents fantastiques et aux qualités esthétiques indéniables de Kim Nguyen, Le Marais, et obtient un prix au Festival International de Baie-Comeau et une nomination aux Jutra pour son interprétation d'Ulysse, un jeune gnome des plus attachants. La même année, il est de la distribution du film de Janine Gagné Au fil de l'eau, adapté de la pièce Au bout du fil d'Évelyne de la Chenelière. Il joue ensuite le rôle clé de Jean-Charles, le fils névrosé et charmeur impénitent de Comment ma mère accoucha de moi durant sa ménopause sous la direction de Sébastien Rose, qu'il retrouve dans sa deuxième réalisation, La Vie avec mon père, où il prête ses traits au personnage de Paul, l'apprenti écrivain œuvrant dans l'ombre géante d'un père qui joue, lui, sa dernière scène.

La complicité entre Philippe Falardeau et Paul Ahmarani se renouvelle pour notre plus grand plaisir dans Congorama. Il incarne ici Louis Legros, un spécialiste des pierres précieuses qui tente de retrouver la trace du génie de son père, lequel est mystérieusement disparu deux ans plus tôt.

Source : www.radio-canada.ca

Voyez Paul Ahmarani dans les films suivants, disponibles au Superclub Vidéodan.

Adam's Wall 2008
Banquet (Le) 2008
Capitalisme sentimental (Un) 2008
Job (La) : Saison 1 2006
Congorama 2006
La Vie avec mon père 2005
Comment ma mère accoucha de moi durant sa ménopause 2003
Moitié gauche du frigo (La) 2002
La Moitié gauche du frigo 2000

Alain Resnais

Réalisateur français né le 3 juin 1922 à Vannes en France.
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Des débuts précoces
À quatorze ans, il tourne déjà de petits films en 8 mm (dont une adaptation de Fantômas !), tout en se passionnant pour la photographie, la bande dessinée et la littérature populaire (avec une prédilection pour Harry Dickson). Il lit aussi Proust et André Breton et rêve de devenir libraire. Le monde du spectacle le fascine. En 1940, il s'inscrit au cours Simon et, en 1943, à l'IDHEC.

En 1946, il participe au Théâtre aux Armées, en Allemagne, au sein de la 1ère Armée du Général De Lattre, sous la direction d'André Voisin. Il gardera de cet épisode un amour sans limite du théâtre. Par contre, il se fait une si mauvaise opinion de ses prestations d'acteur qu'il ne se montrera jamais dans des films, contrairement à la plupart des autres auteurs de la Nouvelle Vague.

Après avoir fait un peu de figuration (dans Les Visiteurs du soir), il est engagé comme assistant sur Paris 1900, et commence à réaliser des films en 16 mm qui n'auront pas de diffusion commerciale. L'un d'eux, Schéma d'une identification, est interprété par Gérard Philippe.

L'époque des courts-métrages
Le cap professionnel est franchi avec Van Gogh (1948), un court métrage produit par Pierre Braunberger : c'est une originale "pénétration" de la caméra à l'intérieur des œuvres de l'artiste, par l'effacement du cadre, selon un procédé mis au point par Luciano Emmer.

André Bazin discerne là une radiographie subtile de la peinture, qui met en évidence "un réseau hallucinant de nerfs et de tendons noués sur les os du monde" - formule applicable mot pour mot à la démarche ultérieure du cinéaste lui-même. Pendant dix ans, Resnais se tiendra sagement au documentaire, traitant de thèmes tantôt graves (la guerre d'Espagne vue par Picasso, le génocide nazi), tantôt légers (des visites à la Bibliothèque nationale et aux usines Péchiney). Un lyrisme très personnel s'y exprime, soutenu par une science raffinée du montage. Resnais s'affirme comme un philosophe de la perception, illustrant - plus ou moins consciemment - les théories de Bergson sur le concept du "souvenir-image". Chez lui, en effet, l'observation de l'objet, du plus commun au plus noble, passe à travers un filtre de culture et d'émotion, la matière est constamment enrichie par la mémoire.

Les longs métrages
Resnais aborde le long métrage par un coup de maître, Hiroshima mon amour (1959). l'extrême richesse de cette œuvre est résumée dans son titre : d'une part l'épouvante née de l'explosion nucléaire, de l'autre l'éternel retour de la passion, les deux thèmes se répondant comme les gammes majeure et mineure dans la musique. Cela tient à la fois du requiem et de l'épithalame. Toutes les ressources de la technique narrative sont mises à contribution dans un film qui, selon Louis Malle, "a fait faire un bond au cinéma". Ainsi le coeur du film, l'évocation de la mort du soldat allemand et de la séquestration de la jeune fille, événements situés à Nevers sont restitués sous une forme complexe et très originale pour l'époque.

Son film suivant, L'Année dernière à Marienbad (1961), n'est pas moins révolutionnaire, au moins dans sa forme. Avec l'aide d'Alain Robbe-Grillet, son scénariste, Resnais édifie un puzzle captivant, un labyrinthe à mi-chemin de Julien Gracq et des illusions optiques d'Escher, confrontant le flou des personnages et la précision documentaire des ses travellings sur la décoration intéreure du palais.

Surréalisme et psychanalyse sont au rendez-vous, comme dans Je t'aime je t'aime (1968) et Providence (1977) ou encore le flamboyant La vie est un roman (1983) suivi du sombre l'amour à mort (1984)

Un cinéma de divertissement, mais aussi social et politique
On aurait tort, cependant, de limiter l'art de Resnais à ces dérives fantasmagoriques. Ses préoccupations sont aussi bien d'ordre social et politique : le traumatisme de la guerre d'Algérie avec Muriel (1963), les désarrois d'un militant gauchiste avec La guerre est finie (1966), les scandales financiers de la IIIe République avec Stavisky... (1974), l'application au comportement humain de la psychologie génétique, Mon Oncle d'Amérique (1980).

Mais Resnais, engagé à gauche comme beaucoup de cinéastes de la Nouvelle Vague, sait garder distance et sens critique. Ainsi, dans "Hiroshima mon amour, il désaprouve le fait qu'un resistant tue un soldat allemand isolé, la veille de la libération de Nevers et dans "La guerre est finie", il décortique la part de romantisme qui existe dans le militantisme anti-franquiste.
Son film sur Stavisky fut critiqué parce qu'il ne dénoncait pas assez clairement l'assassinat politique déguisé en suicide. Mais resnais n'est pas Costa-Gavras ni Godard!

Devant cette incompréhension, ses deux films suivants Providence et Mon Oncle d'Amérique ne comportent que des allusions discrète d'engagement politique et les suivants n'en comportent directement plus, Resnais ayant définitivement renoncé à ce type de message explicite dans ses films.

De plus Resnais déconcerte un peu car dans ses films, il accorde une attention égale à tous ses personnages. Aucun ne le représente et il n'y a pas de personnage "positif" ou "négatif". Chacun des rôles représente pour lui une des facettes de sa pensée et est également estimable.

Il ne livre jamais au spéctateur toutes les clès du récit et, par respect pour lui, laisse toujour une part d'interprétation possible. Le spectateur garde sa part de liberté dans sa vision du récit.

A partir de 1990, Resnais atteint la maturité et utilise des formes plus ludiques comme la pièce de théâtre à options de Smoking/No smoking (1993) ou la comédie musicale de Pas sur la bouche (2003), en passant par les chansons décalées de On connaît la chanson (1997).

Cependant, à travers chacun de ces genres, ses films continuent à transmettre des analyses psychologiques précises, tranchantes comme des rasoirs et sans concessions.

La précision du documentaire
Alain Resnais s'est longtemps spécialisé dans le documentaire, qu'il a d'ailleurs traité avec talent. Déjà dans ses documentaires, la forme avait une importance certaine. Ainsi Nuit et Brouillard est monté avec un subtil mélange d'archives d'époque et de séquences tournées pour le film.

"Guernica" présente des allers-retours et des ruptures de construction qui annoncent ses futurs longs-métrages à structure complexe.

La majorité des films de Resnais présente un aspect documentaire. Cet vision documentaire aborde les sujets les plus divers. Ainsi le thème d "Hiroshima mon amour" est bien sûr la bombe, mais plus surprenant est l'attention portée dans "L'année dernière à Marienbad" à l'architecture intérieure, plafonds, moulures, stucs, couloirs du grand hôtel.

Alain Resnais se documente toujours avec beaucoup de minutie sur le sujet qu'il aborde. Quand il aborde avec "Mon oncle d'Amérique" les théories psychologiques d'Henri Laborit, il lit scrupuleusement tous les ouvrages du chercheur. Il se renseigne sur les expériences des personnes ayant frôlé la mort pour son film "L'amour à mort".

Quand un cinéaste adapte un roman, le film ne restitue pas toute l'histoire, mais les détails du livre servent à donner de la crédibilité aux personnages. Resnais, qui utilise surtout des scénarios originaux, exige de ses scénaristes qu'ils établissent des fiches biographiques complètes pour chaque personnage, de manière à créer cette profondeur indispensable.

Mais cet amour du détail et ce souci documentaire ne se traduisent pas chez Resnais par un réalisme méticuleux. Au contraire, il sait toujours prendre de la distance et bien nous rappeler que nous assistons à un spectacle et non à la réalité.

Ainsi, les ruptures de continuité, qui font le bonheur des cinéphiles maniaques dans les films classiques ( il y a même des sites internet consacrés à ça) sont introduits volontairement par Resnais dans ses films. Dans Providence Resnais va même jusqu'à introduire quelques décors complètement baroques et des toiles peintes bien visibles comme décors.

Le style "Resnais"
Les sujets, quels qu'ils soient, sont passés au pressoir d'un imaginaire spécifique à chacun d'eux, "enchantés" par un traitement en forme d'opéra, visuel et sonore, spatial et temporel, qui leur donne à tous cette allure caractéristique de cérémonial funèbre, parfois ponctué d'humour, mais jamais désespéré.

Ainsi Providence peut être regardé comme une tragédie de la solitude ou un extravagant vaudeville, s'achevant sur une pointe de nostalgie. Alliage singulier, qui s'explique par la méthode de Resnais : "Quand je commence à rêver sur des personnages, je les vois un peu comme des marionnettes, j'ai envie de les mettre dans des espèces de boîtes, comme au théâtre de Guignol - un Guignol tragique". On n'est pas loin du "drame gai" de La Règle du jeu de Renoir.

Sa méthode de travail se rapproche souvent plus dela mise en scéne de théatre que de cinéma: ainsi pour Pas sur la bouche il a préféré faire répéter ses acteurs pour son film-operette pendant plus d'un mois, dans la continuité et sans la présence d'une caméra, avant d'entreprendre ensuite le tournage. Resnais utilise une direction d'acteurs très personnelle. Il explique longuement l'histoire et les personnages, ajoutant même des détails qui n'ont pas de lien direct avec le scénario. Chaque acteur reçoit une fiche détaillée sur son personnage, ainsi que des conseils de lecture divers.

Pour Resnais, tourner un film, c'est s'amuser. "Il n'y a pas de répétitions avec lui, dit Sabine Azéma, mais des devinettes, un jeu de détective. Il nous fait lire des livres, voir des films, regarder des tableaux, écouter des musiques afin que nous devinions petit à petit les émotions qu'on aura à rendre." Peu d'indications pendant le tournage : "Plutôt du coloriage. Un petit peu plus de rouge, ou de bleu, chuchoté à l'oreille pour que personne d'autre n'entende ce qu'il vous dit." Autre méthode pour insuffler aux acteurs leur personnage, les intonations qu'il souhaite leur voir prendre : il leur fournit des biographies imaginaires. "Pour Mon oncle d'Amérique, il m'avait indiqué que mon personnage s'était fait enlever des varices, dit Pierre Arditi. Je m'en suis servi pour avoir une sorte d'exaspération, une contrainte physique contre laquelle je devais lutter.

Ensuite il ne donne que très peu d'indications précises, attendant que ses acteurs trouvent eux-même le geste juste, le ton approprié. Quand il estime avoir atteint son but, il prononce la phrase rituelle " Bien, moi je peux m'arrêter, j'ai tout ce qu'il me faut"

Cette méthode est facilitée par la fidélité réciproque de Resnais et de sa "troupe d'acteur": Sabine Azéma, André Dussolier, Pierre Arditi, Jean-Pierre Bacri.

Sa vie privée
Alain Resnais est très discret sur sa vie privée. Il apparaît pratiquement jamais à la télévision et ses interviews sont très rares.

Alain Resnais épouse en 1969 Florence Malraux (née en 1933), la fille d'André Malraux. Elle avait commencé en 1962 comme assistante sur Jules et Jim de Truffaut. Elle sera son assistante sur 6 films depuis La guerre est finie en 1966 jusqu'à Mélo en 1986.

A partir de la fin des années 1980, sa compagne est Sabine Azéma.

Récompenses
César du meilleur film et César du meilleur réalisateur en 1978 pour Providence
César du meilleur film et César du meilleur réalisateur en 1994 pour Smoking .. No smoking
César du meilleur film en 1998 pour On connaît la chanson

30 décembre, 2006

Sylvie Moreau

Actrice québécoise née le 30 décembre 1964.
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Sylvie Moreau est une artiste qui a su se démarquer avec les années grâce à ses talents multiples en improvisation, en théâtre, à la télévision, au cinéma, en scénarisation et en animation (Gala des Prix Jutra et Gala des Masques). Depuis plusieurs années, elle enchaîne les rôles au théâtre, notamment dans les pièces Les Gagnants, Un fil à la patte, L’Odyssée, Les Voisins, Cabaret et Antoine et Cléopâtre.

De 1998 à 2003, elle se fait remarquer par un large public en interprétant la dynamique Catherine dans la série télévisée du même nom. Sa performance est saluée au Gala des Prix Gémeaux en 2001 dans la catégorie Meilleure interprétation, premier rôle : comédie de situations, spécial ou série humoristique. Dernièrement, nous l’avons vue dans États humains, série pour laquelle elle a reçu le prix Gémeaux du meilleur texte.

Au cinéma, elle occupe un premier grand rôle dans le film Post Mortem (1999). Viendront ensuite Dans une galaxie près de chez vous, le film (2003), Camping Sauvage (2003), Familia (2004) et Les Aimants (2004). En 2005, elle reçoit le prix Jutra de la Meilleure actrice de soutien pour son rôle dans Les Aimants.

Source : www.radio-canada.ca

Voyez Sylvie Moreau dans les films suivants, disponibles au Superclub Vidéodan.

Catherine, L'intégrale - Partie 2 2010
À vos marques… Party! 2 2009
Capitalisme sentimental (Un) 2008
À vos marques… Party ! 2007
États humains 2007
Familia 2005
Les aimants 2004
Camping sauvage 2004
Dans une galaxie près de chez-vous 2004
Comment ma mère accoucha de moi durant sa ménopause 2002
La Bouteille 2000
Maelström 2000
La Veuve de Saint-Pierre 2000
Post Mortem 1999

Isabelle Blais

Actrice et chanteuse québécoise née en 1975
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Reconnue pour son jeu mêlant savamment la sensibilité et la vitalité, Isabelle Blais est l’une des comédiennes les plus en demande de sa génération. Elle est, en outre, l’une des révélation de la scène musicale émergente en tant que chanteuse et compositeure du groupe Caïman Fu.

Diplômée du Conservatoire d’art dramatique de Montréal en 1997, elle débute sa carrière en jouant dans la pièce Les Sorcières de Salem (1998) présentée au Théâtre du Nouveau Monde. Elle a joué rapidement sous la direction de metteurs en scène de renom, tels que Lorraine Pintal, Martine Beaulne, Yves Desgagnés et bien d’autres. En 1999, elle séduit le public et la critique par son interprétation de Juliette dans Roméo et Juliette. On a pu la voir dans de nombreuses pièces dont Pygmalion (1999), Maître Puntila et son valet Matti (1999), Don Juan (2000), Les Fourberies de Scapin (2001), La Nuit des Rois (2002), 4 chiens sur le même os (2002) et, plus récemment, dans la production Le Procès (2004), mise en scène par le réalisateur François Girard (Le Violon rouge). Sa performance dans Au cœur de la rose (2002), mise en scène par Denis Marleau, lui vaut en 2004 le Masque de l’interprétation féminine. La même année, elle remporte le Prix Gascon-Roux d’interprétation féminine pour son rôle d’Ophélie dans Hamlet (2003), pièce jouée au Québec et à Paris aux côtés du comédien Charles Berling.

À la télévision, on a pu la voir dernièrement dans Nos étés (2005) et en 2006 dans le rôle principal dans À feu et à sang, mini-série diffusée au Canada et en Australie. On peut également la voir jouer dans la mini-série Trafic Humain dans laquelle elle interprète, aux côtés des acteurs Mira Sorvino et Robert Carlyle, le rôle d’Helena, une jeune européenne au destin tragique.

Au cinéma, on l’a tout de suite remarquée pour son rôle de soutien dans Un crabe dans la tête (2001) d’André Turpin et elle obtient en 2003 le Prix Jutra de la meilleure actrice de soutien pour son rôle de Catherine dans Québec-Montréal de Ricardo Trogi. La même année, elle incarne avec brio, dans deux scènes du film Les Invasions barbares (2003) de Denys Arcand, le touchant personnage de Sylvaine, une jeune fille qui voyage en mer et qui offre à son père mourant une vidéo d’adieu. Elle a ensuite joué dans plusieurs productions dont Confessions of a Dangerous Mind (2003) de George Clooney, Monica la mitraille (2004) de Pierre Houle et Circa (2005) de Bernard Hébert. En 2005, pour son rôle de Julie dans Les aimants (2004) de l'ex-RBO Yves Pelletier, elle était en nomination aux Prix Jutra dans la catégorie « meilleure actrice » et finaliste aux Prix Génie pour l’interprétation féminine dans un rôle principal. Toujours en 2005, Isabelle Blais a joué le rôle de Tite-fille dans Saints-Martyrs-des-Damnés.

Source : www.radio-canada.ca

Voyez Isabelle Blais dans les films suivants, disponibles au Superclub Vidéodan.

Belle empoisonneuse (La) 2008
Borderline 2008
Bluff 2007
À feu et à sang 2006
Saints-Martyrs-des-Damnés 2005
Trafic Humain 2005
Les aimants 2004
Monica la mitraille 2004
Les Invasions barbares 2003
Moïse : L’affaire Roch Thériault 2002
Québec-Montréal 2002
Un crabe dans la tête 2001
Willie 2000

28 décembre, 2006

Denzel Washington

Acteur américain d'origine haïtienne né le 28 décembre 1954 à Mount Vernon (USA).
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Voyez Denzel Washington dans les films suivants, disponibles au Superclub Vidéodan.

Gangster américain 2007
John Q v.f. 2002
Jour de formation 2001
Le courage à l’épreuve 1996

Pierre Lebeau

Acteur québécois.
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Acteur parmi les plus estimés du Québec, Pierre Lebeau a un parcours professionnel atypique! Diplômé de l’École nationale de théâtre en 1975, Lebeau abandonne rapidement la scène pour vivre de sa plume. Ainsi, il pond quelques pièces de théâtre, fait partie de l’équipe de rédaction du magazine humoristique culte Croc et signe des séries télé telles que Samedi de rire, Le Club des 100 Watts et 100 limites.

Il revient au théâtre dans les années 1990, où les grandes productions se succèdent depuis: Cyrano de Bergerac, L’Odyssée, Maîtres anciens, Les oranges sont vertes… Puis, le grand public le découvre enfin dans la tétralogie Les Boys, où il campe le truculent Méo. Il enchaîne avec une succession de rôles marquants, au petit comme au grand écran : Un gars, une fille, Matroni et moi, Tag, Nez rouge, etc.

Pendant cinq ans, il est l’attachant Dufour de Fortier, qui lui vaut un MétroStar en 2004. Mais son personnage le plus connu demeure sûrement le mythique Séraphin du film Séraphin, Un Homme et Son Péché, pour lequel il obtient le Jutra du meilleur acteur en 2003. Depuis, on a pu le voir dans Chambre no. 13 au petit écran et dans le film La Rage de l’ange de Dan Bigras.

Source : www.radio-canada.ca

Voyez Pierre LeBeau dans les films suivants, disponibles au Superclub Vidéodan.

Cargo pour l'Afrique (Un) 2009
Boys, la série (Les) 2007
Séraphin, Un Homme et Son Péché 2002
Les boys IV 2005
L'incomparable mademoiselle C. 2004
Dans l'oeil du chat 2004
Fortier : Saison 5 2004
Père et fils 2003
Nez Rouge 2003
Fortier : Saison 4 2003
La turbulance des fluides 2002
L'Odyssée d’Alice Tremblay 2002
Crème glacée, chocolat et autres consolations 2002
Les boys III 2002
Les dangereux 2002
Fortier : Saison 3 2002
Les boys II 2001
Fortier : Saison 2 2001
Fortier : Saison 1 2001
Maelström 2000
Les boys 1997
Un gars, une fille

27 décembre, 2006

Patrice Robitaille

Acteur et scénariste québécois né à Québec en 1974.
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Diplômé en 1998 du Conservatoire d’art dramatique de Montréal, Patrice Robitaille a joué depuis sans cesse au cinéma, à la télévision et sur les planches en plus d’avoir participé à la scénarisation de divers projets. De 1998 à 2000, il est membre de la Ligue Nationale d’Improvisation et représente le Québec au Mondial d’Impro dans le cadre du Festival Juste Pour Rire. A la télévision, Patrice Robitaille campe des rôles diversifiés dans des émissions et séries populaires telles 4 et demi, Fortier, La Vie, la vie, Grande Ourse, Rumeurs ainsi que Temps dur, et dans Les invincibles. Au théâtre, l’acteur a participé à plus d’une dizaine de pièces, les plus récentes étant Cheech ou Les hommes de Chrysler sont en ville, La nature même du continent ainsi que La tempête.

Après avoir coscénarisé et joué dans différents courts et moyens métrages, Patrice Robitaille participe à la création d’un des projets les plus marquants du cinéma québécois, le désormais film culte Québec-Montréal. Avec ce dernier, Patrice Robitaille se voit en nomination aux prix Jutra et Génie 2003. Il remporte lors de cette soirée, conjointement avec Ricardo Trogi et Jean-Philippe Pearson, le Jutra du Meilleur scénario et il reçoit la même année le prix du Meilleur scénario et le Prix spécial du jury au Festival international du film francophone de Namur en Belgique. Il présente, toujours en équipe avec les autres créateurs de Québec-Montréal, L'Horloge biologique en 2005. Le film s’avère le succès de l’été.

Patrice Robitaille ne cesse de tourner, et ce, tant au cinéma qu’à la télévision. Le Survenant de Érik Canuel (2005), Saints-Martyrs-des-Damnés de Robin Aubert (2005), Maurice Richard de Charles Binamé (2005), François en série de Jean-François Asselin (2006) et Délivrez-moi de Denis Chouinard (2006) pour ne nommer que ces productions.

Source : www.radio-canada.ca

Voyez Patrice Robitaille dans les films suivants, disponibles au Superclub Vidéodan.

Doigts croches (Les) 2009
Été sans point ni coup sûr (Un) 2008
Boys, la série (Les) 2007
Invincibles (Les) : Saison 2 2007
Cheech 2006
Délivrez-moi 2006
Invincibles (Les) : Saison 1 2005
Saints-Martyrs-des-Damnés 2005
L'Horloge biologique 2005
Le survenant 2005
Miss Météo 2005
Maurice Richard 2005
Grande Ourse 2003
Québec-Montréal 2002
Vie, la vie (La) 2001

Michel Bouquet

Acteur français né le 6 novembre 1925 à Paris.
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À 7 ans, Michel Bouquet est envoyé avec ses trois frères en pension, une expérience douloureuse pour cet enfant réservé qui doit affronter la cruauté de ses congénères. Alors que son père est fait prisonnier de guerre, il enchaîne ensuite les petits métiers : apprenti pâtissier, mécanicien-dentiste, manutentionnaire. Un dimanche matin, alors que sa mère le croit à la messe, il se rend chez Maurice Escande, sociétaire de la Comédie-Française, qui lui propose de suivre ses cours. Intégrant le Conservatoire en compagnie de Gérard Philipe, il devient bientôt le comédien-fétiche de Jean Anouilh.

Grand acteur de théâtre, Michel Bouquet fait sa première apparition à l'écran en 1947 dans Brigade criminelle. Très tôt dirigé par des cinéastes prestigieux, Henri-Georges Clouzot, Abel Gance ou encore Jean Grémillon, il devra toutefois attendre le milieu des années 60 pour s'imposer au cinéma. Son goût pour l'ambiguité et son air austère en font un comédien idéal pour jouer les bourgeois inquiétants chez Claude Chabrol, avec qui se noue une longue complicité. Autre réalisateur Nouvelle vague, François Truffaut le fera tourner à deux reprises : La Mariée était en noir en 1967, puis La Sirène du Mississippi. Abonné aux rôles de salauds, l'acteur incarne un commissaire impitoyable dans Deux hommes dans la ville, un redoutable patron dans Le Jouet, la première comédie de Francis Veber, ou encore Javert dans Les Misérables de Robert Hossein en 1981.

Michel Bouquet, qui a toujours confié qu'il préférait le théâtre au cinéma, se fait plus rare sur les écrans à partir des années 90. Ses compositions, d'une infinie subtilité, n'en sont que plus marquantes : vieil homme qui réinvente son existence dans l'audacieux Toto le héros, premier opus du Belge Jaco van Dormael en 1990, il est le père indigne de Charles Berling dans Comment j'ai tué mon père d'Anne Fontaine, une composition glaçante qui lui vaut le César du Meilleur acteur en 2002. Après avoir proféré avec gourmandise (sur les planches puis devant une caméra) les insolents mots d'auteur de Bertrand Blier dans Les Côtelettes, il campe François Mitterrand au soir de sa vie dans Le promeneur du Champ de Mars de Robert Guédiguian, avec un mimétisme qui troublera jusqu'aux proches de l'ancien président.

Source : www.allocine.fr

Voyez Michel Bouquet dans les films suivants, disponibles au Superclub Vidéodan.

Le promeneur du Champ de Mars 2004
Les côtelettes 2003
Comment j'ai tué mon père 2001
Elisa 1994
Jouet (Le) 1976

Sylvain Marcel

Acteur québécois né en 1964.
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Sylvain Marcel, le «Monsieur Ah ah!» des publicités de Familiprix, a un parcours artistique fort diversifié qui l’a amené à incarner des rôles importants pour le théâtre, la télévision et le cinéma.

Au théâtre, on a pu le voir dans une dizaine de productions, dont la célèbre pièce Appelez-moi Stéphane ainsi que dans Froid de canard, La Flotte de la Reine, Le Petit Cirque de Barbarie, L'Homme poubelle, Maelström, L'Ahurissant Vertige de Monsieur, Lorenzaccio et dans la peau de Jérôme Richard, le rôle principal de Game show présenté au Théâtre Rougemont en 2002.

Au petit écran, on a fait appel à lui pour plusieurs téléséries qui ont fait les belles heures de la télévision québécoise des dernières années. Il cumule ainsi des premiers rôles dans Simonne et Chartrand, Fortier, Le Bunker, Le Petit Monde de Laura Cadieux. On a pu également apprécier ses performances de comédien dans les sitcoms suivants : Le Plateau et 450, Chemin du Golf . Sylvain Marcel tient aussi la vedette dans deux émissions présentées à TVA, soit Le Sketch show et Hommes en quarantaine. Le succès des séries où on le retrouve ne se dément pas, puisque c'est lui qui donne vie à Léo Piché dans Le négociaceur.

Au cinéma, 2001 sera une année charnière pour lui. On le voit pour la première fois dans La Femme qui boit de Bernard Émond. Puis Éric Canuel lui donne un rôle important dans son premier long métrage La Loi du cochon où il incarne Paquette, une brute insensible et agressive. La complicité entre le réalisateur et l'acteur se développera sous le signe de la continuité puisque ce dernier revient dans la comédie romantique Nez rouge (2003), et joue également, toujours avec le même réalisateur, Luc Thérien dans l'immense succès Bon cop bad cop.

Avec une telle feuille de route, on ne peut s'étonner que Robert Morin l'ait choisi pour incarner l'homme à la base du récit de Que Dieu bénisse l'Amérique, soit un prédateur sexuel libéré de prison de retour dans sa banlieue qui, menacé par un mystérieux meurtrier, se heurte à l'indifférence de ses voisins.

Source : www.radio-canada.ca

Voyez Sylvain Marcel dans les films suivants, disponibles au Superclub Vidéodan.

Les Invincibles 2007
Bon cop bad cop 2006
Que Dieu bénisse l'Amérique 2005
Le négociaceur 2005
Le Sketch Show 2005
Nez rouge 2003
La loi du cochon 2001
Fortier 2001
Simone et Chartrand 2000

Jean Beaudin

Réalisateur québécois né en 1939
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La renommée de Jean Beaudin n’est plus à faire. Ses films ont conquis le public tant ici qu’à l’étranger. Il compte une dizaine de réalisations au cinéma et autant à la télévision, mais ne compte plus la panoplie de prix et distinctions qu'il s'est vu attribuer tout au long de sa carrière. Une constante se dégage de son oeuvre : son amour des personnages intenses, qui connaissent une évolution psychologique marquée.

Après des études à l'École des beaux-arts de Montréal et de Zurich, il entre à l'Office national du film (ONF) dans le studio d'animation. Peu de temps après, il se joint à l'équipe des films pédagogiques. Attiré par la fiction, il signe son premier film, Stop, en 1970.

C'est en 1977 qu'il présente sa grande œuvre J. A. Martin, Photographe et remporte le Prix du Jury au Festival international du film de Cannes, ainsi que le Prix d'excellence du Film Advisory Board de Los Angeles. La Palme d'or est également décernée à Monique Mercure pour son interprétation de Rose-Aimée. Jean Beaudin revient derrière la caméra l'année suivante pour Cordélia, un film historique basé sur un fait vécu.

Au milieu des années 80, il réalise des adaptations, dont le poétique et touchant Mario qui fut couvert de prix et Le Matou, adapté du roman culte de Yves Beauchemin qui a obtenu un succès populaire.

Pour le petit écran, le réalisateur a tourné certaines téléséries parmi les plus marquantes de la décennie 90. On pense immédiatement aux Filles de Caleb (1990) qui a remporté treize prix Gémeaux, dont celui de la meilleure réalisation. On lui doit aussi L'Or et le papier, Shehaweh (1993), Miséricorde (1995), Ces enfants d'ailleurs I (1996) et Willie (2000).

Le travail qu'il effectue avec la pièce de René-Daniel Dubois, Being at home with Claude en 1992 marque un jalon important dans la façon de transporter le théâtre au cinéma. Le film est aussi présenté en sélection officielle à Cannes. La force du personnage principal joué par Roy Dupuis saisit d'une manière singulièrement profonde l'imaginaire des amateurs de cinéma et inscrit Jean Beaudin au rang des maîtres du thriller psychologique. Il tourne ensuite Souvenirs intimes (1998), où Pascale Bussières et James Hyndman se donnent la réplique. Le film remporte le Prix du public du meilleur film canadien au Festival des films du monde de Montréal. Puis, il réalise Le Collectionneur (2001), librement inspiré du roman de Chrystine Brouillet et mettant en vedette Luc Picard en tueur en série.

Avec Nouvelle France (2004), il se lance un nouveau défi en étant à la barre de la plus grosse réalisation de sa carrière. La méga-coproduction (Melenny Productions, Davis Film, UKFS et Christal Films) constitue une fresque historique où on peut voir évoluer les David La Haye, Noémie Godin-Vigneault, Gérard Depardieu, Vincent Perez et Tim Roth dans un même récit épique et touchant.

Jean Beaudin renoue avec le thriller psychologique avec Sans elle, son dixième long métrage, un film inspiré qui nous fait voyager dans les rives maritimes du Québec et dans les profondeurs houleuses de la filiation.

Source : www.radio-canada.ca

Voyez les films suivants de Jean Beaudin, disponibles au Superclub Vidéodan.

Sans elle 2006
Nouvelle France 2004
Le Collectionneur 2002
Willie 2000
Being at home with Claude 1993
Les filles de Caleb 1990
Matou (Le) 1985
J.A. Martin photographe 1997

Anne-Marie Cadieux

Actrice québécoise née le 23 septembre 1963 à Montréal.
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Après un baccalauréat en théâtre de l'Université d'Ottawa, Anne-Marie Cadieux monte sur les planches pour la première fois en 1983, dans Les Belles-Sœurs, mise en scène par André Brassard. Celui-ci la dirige à nouveau dans L'Année de la grosse tempête d'André Ricard (1984), puis dans Les Bonnes de Genet (1985).

En 1990, Anne-Marie Cadieux fait deux rencontres déterminantes: celle de Brigitte Haentjens, qui lui confie le rôle de la louve dans Soirée bénéfice pour ceux qui ne seront pas là en l'an 2000 de Michel Marc Bouchard, et celle de Robert Lepage, qui en fait sa lady Capulet dans Roméo et Juliette. Avec ces deux metteurs en scène, elle établira une longue et féconde complicité. Avec Lepage, d'abord, elle jouera la trilogie shakespearienne (Macbeth, Coriolan, La Tempête), qui sera présentée en tournée internationale, comme le seront aussi Les Sept Branches de la rivière Ota (1994-97).

Puis, elle devient un peu l'actrice fétiche de Brigitte Haentjens, à partir de Quartett de Heiner Müller (1996). Les spectateurs médusés découvrent, dans cet impitoyable pas de deux avec Marc Béland, sa force de composition exceptionnelle. Suivront Combat de nègre et de chiens de Bernard-Marie Koltès (1997), Marie Stuart de Dacia Maraini (1999) dont elle recevra le prix Gascon-Roux, pour la meilleure interprète de l'année, et, coup sur coup, Électre, Malina et Mademoiselle Julie (2000).

Anne-Marie Cadieux joue, par ailleurs sous la direction de Martine Beaulne, Lorraine Pintal et Serge Denoncourt. Impudique, elle se place dans des états de vulnérabilité extrême, et compose des personnages écorchés, chancelants, au bord de l'abîme, se mettant parfois littéralement à nu pour afficher, à même son corps, les souffrances de l'âme. Mais Haentjens a aussi exploité le talent comique de la comédienne dans les Farces conjugales de Feydeau (2003).

On retrouvera également Anne-Marie Cadieux dans un registre plus léger à la télévision dans Cover Girl et au cinéma dans Le Cœur au poing de Charles Binamé (1997) dont elle recevra le prix Jutra comme actrice de soutien en 1999, Comment ma mère accoucha de moi pendant sa ménopause de Sébastien Rose (2001) ou Maman Last Call de François Bouvier (2004) dans lequel elle interprète Myriam Monette, une "Miss Météo" pour le moins colorée qui séduit immédiatement le public. Tellement que le film Miss Météo naîtra quelques mois plus tard. Les fans de son populaire personnage Myriam Monette pourront se réjouir, la chroniqueuse météo la moins conventionnelle au Québec devrait poursuivre ses aventures dans une série télévisée en 2008.

Robert Lepage l'avait aussi entraînée chez Feydeau dans , où elle incarnait une comédienne de vaudeville. Par ailleurs, Anne-Marie Cadieux lui doit son premier rôle au grand écran, celui de Manon, la danseuse nue du Confessionnal (1994). Après La Face cachée de la lune (2002) du même Robert Lepage, elle crève l'écran en cinéaste amateur qui traque le bonheur des passants dans Le bonheur est une chanson triste de François Delisle (2003).

Elle est l'auteure de La Nuit, qu'elle a également mise en scène et interprétée, une œuvre noire qui offre un tableau troublant du rapport que l'on puisse avoir avec la violence. Ce spectacle a été un électrochoc au Carrefour international de théâtre de Québec en 1994, puis au FTA l'année suivante, avant d'être présenté à Bruxelles en 1995.

Source : www.thecanadianencyclopedia.com

Voyez Anne-Marie Cadieux dans les films suivants, disponibles au Superclub Vidéodan.

Toi 2007
Miss Météo 2005
Comment ma mère accoucha de moi durant sa ménopause 2003
La face cachée de la lune 2003
Séraphin, un homme et son péché 2002

Laurent Paquin

Comédien et humoriste québécois né en 1971.
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Voyez Laurent Paquin dans le spectacle suivant, disponible au Superclub Vidéodan.

Première impression 2005

Ricardo Trogi

Réalisateur québécois né à Québec en 1971.
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Son père est Italien, mais il a vécu son enfance dans la ville de Québec. Il est l'un des participants de la Course destination monde, édition 1995-1996. À partir de 1995, il produit et réalise une dizaine de courts métrages qui l’amèneront au Festival de Cannes (Seconde Chance), au Festival de Toulouse (Il Tango della nueve), et aux Rendez-vous du cinéma québécois (C'est arrivé près de chez nous). Selon la rumeur, il préfère financer lui-même ses courts-métrages qu'attendre un an avant d'obtenir le financement. Il travaille ensuite en télévision et dans le monde de la publicité pour le compte de McDonald's et de Loto-Québec, entre autres.

En 2002, il co-scénarise et réalise de son premier long-métrage, Québec-Montréal, lequel a connu un succès inattendu. Il gagnera plusieurs prix Jutra. Par la suite, il réalise les feuilletons télévisés Smash et Smash 2, mettant en vedette Daniel Lemire. En 2005, il complète le tournage et le montage du film Horloge biologique. En 2006, il réalise la télésérie Les Étoiles filantes.

Source : www.radio-canada.ca

Voyez les réalisations de Ricardo Trogi, disponibles au Superclub Vidéodan.

1981 2009
Étoiles filantes (Les) : Saison 1 2007
Horloge biologique 2004
Québec-Montréal 2002

Michel Poulette

Réalisateur et scénariste québécois.
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Voyez les films de Michel Poulette, disponibles au Superclub Vidéodan.

Histoire de famille 2006
La conciergerie 1997
Louis 19 1993
RBO : The DVD 1986-87
RBO : The DVD 1988

RBO : The DVD 1989-90
RBO : The DVD 1994-95

Gérard Depardieu

Acteur français né le 27 décembre 1948
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Issu d'un milieu modeste (son père est tôlier-formeur), Gérard Depardieu grandit au milieu de cinq frères et soeurs. L'adolescent au gabarit imposant connaît une adolescence difficile, au cours de laquelle il s'adonne à des vols et trafics en tous genres. A l'occasion d'un voyage à Paris, il se découvre une passion pour le théatre, et suit les cours de comédie de Jean-Laurent Cochet où il y rencontre son épouse Elisabeth. En 1971, il fait ses premiers pas au cinéma dans Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques de Michel Audiard.

Gérard Depardieu est révélé en 1974 par son rôle de gentil voyou en cavale dans Les Valseuses, fable libertaire de Bertrand Blier avec Patrick Dewaere et Miou-Miou. L'année suivante, le succès du thriller médical Sept morts sur ordonnance permet au comédien, jusqu'alors abonné aux rôles de loubards, de montrer l'étendue de son répertoire. Tournant avec de grands réalisateurs italiens pour la fresque 1900 de Bernardo Bertolucci en 1976 et La Dernière Femme du provocateur Marco Ferreri, Depardieu passe avec aisance de l'univers de Marguerite Duras pour Le Camion en 1977, à celui de Claude Zidi dans Inspecteur La Bavure en 1980.

Tout en poursuivant sa collaboration avec Bertrand Blier, du grinçant Tenue de soirée à l'émouvant Trop belle pour toi en 1989, Gérard Depardieu devient le compagnon de route de plusieurs grands noms du cinéma d'auteur français : alter ego de Maurice Pialat, qui le fait tourner dans quatre de ses films, il obtient le Prix d'interprétation à Venise pour Police en 1985, et campe un abbé rongé par le doute dans Sous le soleil de Satan. L'acteur est l'un des trois cobayes de l'expérimentateur Alain Resnais dans Mon oncle d'Amérique et trouve à la même époque des rôles d'amoureux passionné chez François Truffaut, dans Le Dernier Métro, un succès commercial qui lui vaut un César en 1981, puis La Femme d'à côté. Il s'illustre parallèlement dans la comédie en formant un tandem gagnant avec Pierre Richard dans les buddy movie à la française de Francis Veber ; La Chèvre en 1981 et Les Fugitifs en 1986.

Après le succès du Retour de Martin Guerre en 1982, Gérard Depardieu incarnera plusieurs personnages historiques ou issus de classiques de la littérature française : Jean de Florette pour Claude Berri, Rodin dans Camille Claudel, il accomplit une de ses compositions les plus mémorables dans Cyrano de Bergerac (1990) de Jean-Paul Rappeneau, il décroche pour ce rôle un César, un prix à Cannes et une nomination à l'Oscar. S'autorisant quelques escapades américaines dans 1492 de Ridley Scott et s'offrant le luxe de tourner avec Jean-Luc Godard dans Hélas pour moi, il est également producteur à l'occasion (Décroche les étoiles) et s'essaie-même à la (co-) réalisation en 1999 avec Un pont entre deux rives.

Héros de téléfilms de prestige qui assoient sa popularité, Depardieu n'en demeure pas moins une figure centrale du cinéma français, comme en témoignent encore ses retrouvailles avec les stars Isabelle Adjani dans Bon voyage en 2003, Catherine Deneuve dans Les Temps qui changent en 2004, Emmanuelle Béart dans Nathalie... et Monica Bellucci dans Combien tu m'aimes ?.

Dans les années 2000, l'insatiable Gérard Depardieu reste plus que jamais une figure centrale du 7ème art, dont aucun territoire ne lui semble étranger : la comédie grand public ; Le Placard et Tais-toi ! de Francis Veber, la série des Astérix (Astérix et Obélix contre César, Astérix & Obélix Mission Cléopatre, Astérix aux Jeux Olympiques), Disco en 2008, le polar ; 36, Quai des Orfèvres en 2004, L'Instinct de mort, le drame intimiste ; Aime ton père avec son fils Guillaume, la fresque à gros budget ; Bon voyage, La Môme ou même le cinéma d''animation. En dépit de la longévité de sa carrière, il parvient encore à surprendre critique et spectateurs, comme lorsqu'il joue les amoureux transis dans Les Temps qui changent ou un humble artiste de baloche dans Quand j'étais chanteur (2006).

Source : www.allocine.fr

Voyez Gérard Depardieu dans les films suivants, disponibles au Superclub Vidéodan.

Bellamy 2009
À l'origine 2008
Astérix aux Jeux Olympiques 2008
Disco 2008
Hello Goodbye 2008
Vie en rose (La) - (titre original : La Môme) 2007
Michou d'Auber 2006
Paris je t'aime 2006
Quand j'étais chanteur 2006
Combien tu m'aimes ? 2005
36, Quai des orfèvres 2004
Boudu 2004
Nathalie... 2004
San Antonio 2004
Temps qui changent (Les) 2004
Bon voyage 2003
Tais-toi ! 2003
Aime ton père 2002
Astérix & Obélix Mission Cléopatre 2002
Cœurs inconnus 2002
Le Pacte du silence 2002
Le placard 2000
Vatel 1999
Colonel Chabert (Le) 1994
Élisa 1995
Mon père le héros 1993
1492 1992
Carte verte 1991
Mon père ce héros 1991
Cyrano de Bergerac 1990
Trop belle pour toi 1988
Camille Claudel 1988
Jean de Florette 1986
Rive Droite, Rive Gauche 1984
Compères (Les) 1983
Inspecteur La Bavure 1980
Loulou 1980

Julien Boisselier

Acteur français né à Nantes en 1970.
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Après une enfance passée à Nantes, Julien Boisselier étudie la comédie au Cours Florent. Il fait ses débuts d'acteur au théâtre et sur le petit écran : on le remarque dans la saga d'été Dans un grand vent de fleurs et surtout De gré ou de force, téléfilm de Fabrice Cazeneuve. Son premier rôle au cinéma est celui d'un psychiatre dans Nationale 7 de Jean-Pierre Sinapi (2000).

Doux rêveur à l'allure décontractée, Julien Boisselier multiplie les tournages avec les réalisateurs de la nouvelle génération, tels que Benoît Cohen dans Les Acteurs anonymes puis Nos enfants chéris, Renaud Cohen dans Quand on sera grand, ou Nicolas Boukhrief dans Le Convoyeur. Promu héros romantique du jeune cinéma français, il est en 2004 à l'affiche de trois comédies, Clara et moi, J'me sens pas belle et Tout le plaisir est pour moi, dans lesquelles il campe des séducteurs qui ne craignent pas de montrer leur fragilité. En 2006 Julien Boisselier signe sa deuxième collaboration avec le réalisateur Bernard Jeanjean, après J'me sens pas belle, en jouant l'amant de la femme de son psy, interprété par Richard Berry, dans J'veux pas que tu t'en ailles. La même année il est à l'affiche de la comédie On va s'aimer.

Source : www.allocine.fr

Voyez Julien Boisselier dans les films suivants, disponibles au Superclub Vidéodan.

Je vais bien, ne t'en fais pas 2006
J'me sens pas belle 2004
Tout le plaisir est pour moi 2004
Clara et moi 2004
Aime ton père 2002
Nos enfants chéris 2002
Nationale 7 2000